Un logiciel de nomenclature de production formalise ce que beaucoup d’ateliers gèrent encore dans un classeur : pour fabriquer une unité de produit fini, quelles matières, quels sous-ensembles, quelles quantités. L’anglicisme BOM (Bill of Materials) désigne la même chose ; en français métier, on parle de nomenclature technique ou nomenclature de fabrication. L’enjeu n’est pas le vocabulaire : c’est de lier cette structure au stock réel pour que chaque lancement mette à jour les stocks sans double saisie.
StockFlow se positionne comme couche opérationnelle de gestion de stock avec nomenclatures pas comme ERP industriel. Vous décrivez la composition, vous lancez une production, les composants sortent, le produit fini entre. C’est la base d’un suivi fiable pour les PME, les assembleurs légers et les ateliers qui n’ont pas besoin d’un MRP complet dès le premier jour.
Nomenclature vs BOM : même logique, langage français
Dans les appels d’offres et les documentations ERP, « BOM » apparaît partout. Sur le terrain français, les responsables production, méthodes et qualité parlent de nomenclature : niveau 0 (produit fini), niveaux inférieurs (composants et sous-assemblages), unités (pièce, kg, litre, ml), coefficients de perte éventuels. Un bon logiciel accepte ce langage et cette précision, y compris les quantités fractionnaires indispensables dès que vous peignez, dosez ou découpez.
Exemple atelier menuiserie : une table = 4 pieds, 1 plateau, 16 vis, 0,25 L de vernis. Exemple atelier alimentaire : une barquette = 180 g de préparation, 1 barquette, 1 opercule, 2 g d’étiquette. Dans les deux cas, la nomenclature est le contrat entre « ce que je fabrique » et « ce que je dois avoir en stock avant de démarrer ».
Déduction automatique à chaque lancement de production
Sans lien stock ↔ nomenclature, vous fabriquez « à l’œil » puis vous corrigez l’inventaire en fin de semaine source classique d’écarts, de ruptures surprises et de coûts matière faux. Avec une déduction à la production : vous saisissez (ou scannez) le lancement de N unités ; le système applique la nomenclature × N, sort les composants, entre les produits finis, et conserve un historique consultable.
- Visibilité avant lancement : assez de composants pour produire la quantité demandée ?
- Coût matière recalculé quand le prix d’achat d’un composant change
- Traçabilité : quelle version de nomenclature a servi à quel lot
- Moins d’écritures manuelles = moins d’erreurs de TVA interne et de valorisation
Pour les équipes qui comptent encore à la main, combiner nomenclature et inventaire code-barres accélère les contrôles cycliques sur les composants critiques.
Production légère vs MRP / ERP complet
Un MRP (Material Requirements Planning) et un ERP type Sage X3 ou Cegid couvrent planification multi-niveaux, capacités, ordres de fabrication complexes, souvent la compta analytique. C’est puissant et lourd pour une PME qui assemble 30 références, sous-traite une partie, et veut surtout ne plus perdre le fil des composants.
La production légère consiste à : tenir un stock fiable, définir des nomenclatures stables, lancer des runs, mesurer les écarts (casse, surplus de matière). StockFlow vise ce périmètre. Si demain vous avez besoin d’ordonnancement machine et de consolidation financière avancée, vous gardez souvent Sage ou EBP en comptabilité et vous réconciliez via export voir alternatives Sage et intégrations comptabilité.
Recettes et fiches techniques : la nomenclature des ateliers
Dans le CHR et les ateliers alimentaires, la « nomenclature » s’appelle souvent fiche technique ou recette. La logique est identique : grammes, millilitres, rendement après cuisson ou découpe. Quand le prix du beurre ou du filet de poisson augmente chez Metro ou Promocash, une nomenclature liée aux prix d’achat permet de recalculer le coût portion avant de toucher la carte. Pour le cadre restaurant complet (foodcost, DLC, derving), lisez gestion de stock restaurant.
Même principe pour un atelier cosmétique, une brasserie artisanale ou un fabricant de kits : la nomenclature est le référentiel unique entre production, achats et stock.
Depuis Excel jusqu’à un référentiel unique
Beaucoup d’équipes démarrent la nomenclature dans Excel: colonnes produit, composant, quantité, fournisseur. Cela fonctionne tant qu’une seule personne met à jour le fichier et que personne ne lance de production « hors tableur ». Dès que le stock réel diverge (réceptions, casse, inventaire), le fichier devient une fiction coûteuse.
Le parcours réaliste : nettoyer le tableur, importer les articles et nomenclatures, faire un inventaire de démarrage sur les composants A, puis n’utiliser plus Excel que pour l’analyse ponctuelle (export CSV), pas comme système de vérité. Le pilier logiciel de gestion de stock détaille comment structurer ce référentiel au quotidien.
Bonnes pratiques pour des nomenclatures fiables
- Une unité claire par composant (éviter de mélanger pièces et kg sur la même ligne sans conversion)
- Versionner les changements majeurs (changement de fournisseur, nouvelle vis, nouvelle recette)
- Mesurer les écarts après quelques lancements et ajuster les coefficients de perte
- Séparer clairement stock composants / stock produits finis / stock rebuts
- Former l’atelier à saisir le lancement le jour même, pas « vendredi soir »
Les PME multi-sites peuvent en outre produire sur un dépôt et expédier depuis un autre : la nomenclature reste centrale, le multi-dépôts gère la localisation voir gestion de stock multi-dépôts.
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